« NOUS » les Crémolans...

[OCT 2015]

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À l’heure où les questions de migrations taraudent et divisent l’Europe et notre société, il est rassurant de voir que dans notre petite ville, la mixité sociale et culturelle est une composante fondamentale.
À Crémieu, cette mixité est la résultante de l’histoire de la ville, de la qualité de son cadre de vie, qui rivalise de plus en plus avec l’attractivité de nos grandes villes, Lyon, Grenoble voire Paris. Cette mixité est ancienne puisque dans toute l’histoire de Crémieu, des populations venues d’ailleurs ont contribué au peuplement de la commune.
Que faut-il pour appartenir à une communauté ? Pour les plus jeunes, c’est partager le goût pour cette ville et participer à la vie collective au quotidien. Pour les anciens, être Crémolan, c’est partager les souvenirs, la mémoire, le quotidien d’une autre époque…
Mais alors, que dire des ménages dont un sur deux est arrivé depuis moins de 5 ans dans notre ville ? Que dire aussi de tous ceux qui sont issus des vagues d’immigrations, Arméniens, Espagnols, Portugais, Algériens, Turcs ? Comment seront intégrés à la “communauté crémolane” les futurs habitants qui vont venir peupler Montginoux, les Sénioriales et tous les logements qui vont sortir de terre très prochainement ? On constate avec plaisir que nous vivons ensemble depuis bien longtemps et il paraîtrait incongru de se poser la question : sont-ils de “vrais Crémolans” ?
L’ère de la mondialisation est bien installée, les biens et les personnes circulent et il est normal de gérer l’accueil des nouveaux arrivants. La diversité est source de richesses et si notre identité est fondée sur un héritage culturel judéo-chrétien, elle
est aujourd’hui une agrégation de cultures variées, fondée sur le partage des valeurs républicaines et humanistes.
Anciens, nouveaux, futurs Crémolans choisissent leurs élus pour les représenter, quelle que soit leur ancienneté de résidence ou leur provenance d’origine. En retour, les élus doivent mettre toute leur énergie pour favoriser le vivre-ensemble et le faire-société en s’engageant dans des actions concrètes. Favoriser la mixité sociale, ethnique ou religieuse, développer une politique sociale et culturelle de proximité, ancrer des relations collectives, coopératives et participatives dans l’approche de la gestion de la ville,  anticiper les futurs besoins dans les structures, les associations et les aménagements : une vision portée par les élus de la minorité.